Exemples de rêves interprétés
Rêve du 2 au 3 octobre 201x
- Contexte personnel : j’ai fait le tour de mon poste j’aimerais que l’on me confie d’autres responsabilités
- Contenu manifeste : je déménage dans des bureaux plus grands, la décoration est nouvelle. Je me demande comment je vais ré agencer mes meubles ?
- Exemple d’interprétation possible : en vertu du contexte : le rêveur a dans son for intérieur, toutes les capacités à changer de poste et à accéder à un champ professionnel plus large et moderne = en rapport avec son actualité
Rêve du 2 au 3 mai 201x
- Contexte personnel : je vais me fiancer d’ici quelques mois
- Contenu manifeste : je suis à l’arrière d’une voiture, la voiture va très très vite, j’ai peur et me demande comment elle va s’arrêter
- Exemple d’interprétation possible : en vertu du contexte : pour le rêveur, les choses vont trop vite a son gout : il ne conduit pas la voiture : il est passager… de surcroit à l’arrière. Qui pilote cette décision de fiançailles ? Qu’en est-il de sa décision réelle ? de son engagement personnel ?
Rêve du 2 au 3 mai 201x
- Contexte personnel : je me marie bientôt
- Contenu manifeste : mon grand père (maintenant décédé) vient me voir
- Exemple d’interprétation possible : en vertu du contexte : pour le rêveur, que représente son grand père ? quelqu’un qui a compté etc ? ici c’est un grand père aimant. Selon le ressenti, cela peut montrer un signe positif sur le choix de ce mariage ou de décision sage, légitime ou simplement que le rêveur aurait aimé que son grand père soit présent à la cérémonie.
Critères de fiabilité d’interprétation – objectifs
Pour accéder au sens le plus fiable possible ?
C’est une affaire de méthode.
- prise en compte du contexte du rêve : à quelle date a-t-il été fait, qu’est ce qui s’est passé la veille? quelles préoccupations le rêveur a-t-il en ce moment ?
- récurrence : il faut se méfier des interprétations radicales sur un seul exemple de rêve : souvent la problématique se retrouvera sur plusieurs rêves, énoncée de manière différente mais assez repérable dans sa répétitivité. A ce titre, deux rêves avec deux histoires différentes dans une même nuit ont souvent le même sens.
- décomposer les éléments du rêve : les « dézipper » en quelques sorte exemple : un élément est souvent symbolique la maison désigne son soi, son espace intérieur ; la présence d’un ami dans le rêve peut être ambivalent, qu’est-ce que j’aime bien chez lui ? qu’est-ce qui me dérange ? cela peut être un personnage composite etc.
- faire parler le rêveur essentiellement : c’est lui qui a la clé
- « tout rêve est rêveur » : les éléments du rêve sont la plupart du temps une partie projetée de soi.
Exemple ce principe « tout rêve est rêveur » Si je rêve que je pars en équipe faire de la randonnée cela peut signifier que je pars en chemin avec beaucoup de ressources personnelles, que je forme une équipe, etc
ou encore si je rêve que je pars en randonnée avec mon cousin Romain (et que je l’apprécie beaucoup son sens de l’organisation) cela veut dire que je me lance dans en chemin en pouvant faire confiance à mon sens de l’organisation. on peut également élargir avec les Romains… connus pour leur habileté, voyages, conquêtes…
Critères de fiabilité d’interprétation – subjectifs
L’idée est donc d’accéder non pas à une interprétation « bonne » ou « mauvaise » mais au sens juste.
Qu’est ce que cela veut dire ?
Un rêve est sur plusieurs niveaux :
- quotidien ou usuel
- personnel (problématique, histoire individuelle)
- relevant d’une symbolique plus universelle
Comment voit-on que l’interprétation est juste pour le rêveur ? entre autres :
- il se sent réinformé de lui-même, c’est-à-dire qu’il est validé dans ses convictions et intuitions profondes
- se sent enrichi d’une perception passée inaperçue, d’un éclairage important sur tel aspect de sa vie
- à l’écoute, son ressenti est calme, plaisant
- il y a une libération d’affects : rires ou émotion
- il y a un soulagement
- il a envie de faire quelquechose en rapport
- la justesse est aussi relative au temps : respecter là où en est la personne. Un thérapeute n’abordera pas un rêve de la même manière au début du travail ou au bout de quelques mois.
- il se sent entendu : le niveau d’interprétation respecte le niveau de sa demande
Selon moi, le travail sur un rêve doit remettre la personne en phase avec son énergie de guérison et de construction : si le rêve est déplaisant : en quoi suis je alerté de quelque chose ? qu’est-ce qui m’entrave dans mon développement ? si le rêve est plaisant : quelles sont mes potentialités émergentes ?
Les mécanismes de transformation du rêve
Selon Freud, le rêve est avant tout un travail. Travail de transformation des éléments inconscient en éléments conscients, ce qui , au passage, entraîne une déformation et donc une complication de la lecture…
Parmi les mécanismes, citons
- condensation : dire beaucoup avec peu de moyen, voilà l’objet de la condensation. Le contenu manifeste du rêve (pouvant tenir en 2 phrases) est laconique par rapport au contenu latent ou inconscient. Par exemple, le mot « couteau » peut désigner pour le rêveur un ensemble de pensées, souvenirs, affects à la fois arme de protection et menace, il peut en faire usage ou au contraire en être victime etc.
Autre exemple de condensation : le personnage composite : ex un collègue dans le rêve prénommé Martin (comme le meilleur ami du rêveur) qui pourtant, dans le rêve se met en colère comme le faisait son grand-père. Encore un autre exemple de condensation : l’apparition dans le rêve d’un néologisme.
- déplacement : c’est un glissement d’un intérêt d’une représentation sur une autre. Par exemple, c’est un détail du rêve qui en dira long. Dans la vie courante ce mécanisme est très visible quand certaines personnes arrêtant de fumer, se mettent à manger davantage ou à porter à la bouche des pastilles, allumettes etc. Le déplacement est aussi à l’œuvre dans les phobies : l’angoisse est alors déplacée sur un objet.
Le linguiste JAKOBSON met en lien déplacement/métonymie et condensation/métaphore
- figuration : le rêve est principalement sous forme d’images visuelles y compris les pensées les plus abstraites. Ces images sont largement utilisées en thérapie. Le rêve montre plus qu’il ne dit.
- scénarisation (ou élaboration secondaire): remaniement du rêve pour le présenter de manière cohérente et compréhensible.
Donc le rêve est avant tout un travail (arbeit) de passage de frontière entre conscient et inconscient, entre contenu latent et manifeste.
Les dictionnaires des rêves en question
Les dictionnaires des rêves présentent trois limites :
- ils font l’économie au rêveur de chercher par lui même ses associations
- ils oublient le contexte du rêve qui reste tout de même la base d’une interprétation juste
- ils présentent un référentiel très pauvre
Pour quelles raisons faut-il prendre de la distance avec les dictionnaires des rêves ?
1. le contexte
Rêver que l’on va chez le dentiste n’a pas le même sens si on a pris rendez vous la veille ou non. Le contexte est le cadre dans lequel s’inscrit le rêve, sans lui, est pris de risque de « tirer des phrases du contexte » et donc de se tromper.
2. La subjectivité : personne ne sait mieux que le rêveur la raison du choix de ce type de scenario, de symbole. Donc pour en savoir plus, il faut interroger le rêveur.
3. Le prêt-à-rêver. Le plus contestable dans les dictionnaires des rêves est la pauvreté du référentiel, doublé de son caractère d’oniromancie : « si je rêve que je perds mes dents, je vais mourir » si je rêve de chouette, c’est de bon signe etc.
A mon sens, les dictionnaires des symboles ouvrages de base utilisés par l’étudiant en histoire de l’art, en théologie sont bien plus pertinents que les dictionnaires des rêves. Ci-contre, un exemple bien connu.
Avec ce type d’ouvrage, un détail en appelle un autre ce qui fait de lui un livre à jamais ouvert, tel l’inconscient, d’ailleurs.
Comment l’utiliser ? Dans l’interprétation, il convient d’aller du plus simple au plus large. Donc : débuter par les symboliques personnelles puis allers vers le champ universel. Lire d’emblée le dictionnaire des symboles c’est aussi lire le corrigé avant de s’être posé certaines questions !
Une fois qu’on a fait l’effort de rechercher dans son propre répertoire les éléments présents dans le rêve, il est plaisant d’aller se confronter avec le dictionnaire des symboles qui souvent vient renchérir la première impression et ouvrir sur une profondeur ou universalité qu’on n’avait forcément pas soupçonnées !

Comment choisir son psy ?
Mon avis a évolué sur la question, avec le temps et la rencontre d’autres professionnels.
Bien évidemment, le diplôme garantit un niveau de connaissances ainsi qu’une faculté à mémoriser, synthétiser, analyser, pour autant, il ne fait pas tout en matière d’accompagnement sur le terrain.
En effet : tout savoir des «opérations concrètes» de Piaget ne va pas permettre de répondre au désarroi de la maman déclarant «depuis que mon fils est né, j’ai des pulsions de morsure».
Je pense que c’est avant tout la qualité du travail sur soi qui garantit un accompagnement de qualité. Travail sur soi comme prérequis : c’est le cas des psychanalystes et travail sur soi permanent, en individuel ou en groupe selon la méthode que l’on pratique ou avec une autre, peu importe du moment que le thérapeute, tel un miroir, se polisse sans cesse afin de renvoyer une information la moins déformée. La supervision permet également cela mais ne suffit pas.
D’où vient cette importance du travail personnel ? C’est seulement sur les parts de soi conscientisées et réparées que l’on peut aider l’autre. La légende du Dieu Esculape (Asclépios) formé par Chiron (d’où dérive le mot chirurgien) le rappelle : c’est parce qu’il est a été blessé, puis qu’il s’est guéri, qu’il a le don de guérir. Il s’agit de l’archétype du « guérisseur blessé », présent aussi dans les traditions chamaniques où l’initiation passe des phases de mort et renaissance. Voir le texte de Jean Monbourquette. Lire la suite de cette entrée »
Bienvenue chez les psys
Derrière psy il y a une kyrielle de métiers et d’hommes, de compétences, de parts de folie plus ou moins guéries…
- psychiatre : est un médecin spécialiste en psychiatrie. Il peut établir un diagnostic, prescrire des médicaments. En tant que médecin, ses actes sont remboursés.
- psychologue : titulaire d’un BAC + 5 ou Master en psychologie la plupart du temps en Psychologie clinique. Il existe d’autres options : psychologie du travail, interculturel etc. Selon les périodes et les universités, les orientations privilégieront plus les TCC ou la psychanalyse.
- psychothérapeute : ce titre est réservé à la base aux seuls psychologues. Ce titre est règlementé par la Loi. Il est maintenant étendu à d’autres professionnels à l’issue d’une procédure d’accréditation précise : attester de 5 années d’exercice, avec un nombre d’heures de formation psychologie ou psychopathologie, ainsi qu’une expérience, au sein d’une institution, en stage.
- psychanalyste : personne qui a fait une analyse didactique, puis a été formée au sein d’une école. Spécificité : il travaille en profondeur sur des éléments inconscients avec des outils précis : rêve, libre association. Il cherche à traiter les causes inconscientes du symptôme plutôt que traiter le symptôme.
Comment choisir son psy ?
Calendrier 2011 2012
Atelier initiation niveau 1 : 19 H 15 21 H15
- Calendrier 2011 : 9 juin, 7 juillet, 3 octobre, 12 décembre 2011
- Calendrier 2012 : 16 janvier, 19 mars, 18 juin, 15 octobre
Atelier Interprétation niveau 2 :
- Le 4e lundi du mois, 19 H 15 21 H15
Les rêves sont-ils prémonitoires ?
Difficile de faire une réponse tranchée : oui absolument ou non jamais.
Ici prémonitoire est entendu « je rêve que je me marche dans la rue pieds nus » ou « je rêve que j’embrasse mon acteur préféré » : c’est ce qui va m’arriver.
Dans la majeure partie des cas, les rêves ne sont pas prémonitoires : ils ne se réalisent pas, tout comme les pensées multiples de notre bavardage intérieur ne se manifestent pas directement !
Les rêves sont plus en rapport avec la réalité subjective, psychique que la réalité objective. Lire la suite de cette entrée »
Interpréter un rêve : quelques clés
Un rêve, pour être valablement interprété, doit se faire toujours selon un contexte, une ambiance :
Qu’est ce qui s’est passé pour moi, aujourd’hui ? Ces derniers jours ?
Pour décoder ses rêves, est à privilégier : l’actualité, le propre répertoire émotionnel et de souvenirs du rêveur. C’est là la limite des « dictionnaires de rêves » donnant des interprétations toutes faites. Prêt à penser, prêt à rêver.
Il convient au contraire de se laisser aller à sa subjectivité (i.e. moi, ma vie en tant que SUJET) et donc à ses associations libres personnelles. Cette manière de faire est précieuse et révèle un enseignement riche dont l’enjeu en est l’écoute de soi.
2. Repérer le scenario du rêve
Pour se retrouver, identifier le scenario du rêve. Les rêves sont souvent construits ainsi :
- MISE EN PLACE DU DECOR
- ENONCE DU PROBLEME
- POINT CULMINANT (siège des émotions, sensations)
- DENOUEMENT
3. Décoder
Que me dit le rêve d’une manière figurée ?
A quoi me fait-il penser ? Quel est le sens de rêver de cela, maintenant, aujourd’hui ?
Aller au-delà, seul est difficile. C’est pourquoi je propose des conférences ou des formations sur le sujet.


